Pilule

 

La peur de grossir est une crainte fréquente chez les femmes qui consultent la première fois pour demander la pilule contraceptive. Qu’en est-il aujourd’hui, près de 40 ans après la mise sur le marché des premières pilules. Le bien-être s’est il amélioré.

  • 1/ Les effets possibles

La plupart des femmes ne prennent pas de poids sous pilule, surtout avec les produits modernes, dont les composants hormonaux sont beaucoup moins fortement dosés que ceux des générations précédentes. Néanmoins, on constate une prise de poids chez une minorité d’utilisatrices, qui peut prendre trois formes bien différentes.

La variation pondérale: banale, limitée de 1 à 2 kilos bien répartis, étalée sur plusieurs mois, elle ressemble à la très légère prise de poids que l’on observe en début de grossesse.

La prise de poids lente: ele se fait de manière prigressive, au fil des mois, et peut dépasser 4 à 5 kilos. Toutefois, il faut savoir que cette forme d’effet secondaire se rencontre de moins en moins souvent avec des pilules faiblement dosées.

La prise de poids brutale: elle apparaît dès le premier mois de prise de la pilule et se traduit par au moins 3 à 4 kilos supplémentaires. Cette prise de poids est souvent accompagnée d’une sensation de gonflement diffus, des jambes ou de l’abdomen, comme cela arrive souvent avant les règles.

 

  • 2/ Les mécanismes

La prise de poids est directement liée aux hormones qui entrent dans la compositions des pilules.

La progestérone de synthèse est l’un des composants qui, comme la progestérone naturelle, a un pouvoir anabolisant: ce que vous mangez est mieux absorbé et mieux utilisé par le corps pour fabriquer du muscle ou des tissus. C’est d’ailleurs par ce biais que la mère améliore le stockage des nutriments pendant la grossesse.

L’autre composant de la pilule est u oestrogène qui, comme son homologue naturel, stimule l’appétit en agissant sur l’insuline. Un effet identique s’observe dans les triatements hormonaux substitutifs de la ménopause. Plus le dosageen oestrogènes est élevé, plus l’insuline sanguine augmente et plus l’appétit est stimulé.

Il ne faut pas oublier que la suceptibilité individuelle est très variable: certaines femmes ne réagissent pas du tout aux faibles dosages des pilules modernes, d’autres y sont sensibles au contraire.

 

  • 3/ Les précautions

Une prise de poids importante sous pilule contracepetive, qu’elle soit lente ou progressive, peut traduire une intolérence au glucose, c’est-à-dire un état prédiabétique méconnu.

Il est donc important de vérifier ce point avec votre médecin avant la première prescription si vous avez plus de 30 ans ou si vous présentez déjà une forte surcharge pondérale. Un second contrôle doit être effectué si vous prenez anormalement du poids au cours de la contraception, malgré un régime alimentaire résonnable. Votre médecin vérifiera en outre votre glycémie à l’occasion de chaque bilan de surveillance.

 

  • 4/ Peut-on éviter la prise de poids?

Il est parfois difficile d’éviter la légère variation pondérale de 1 à 2 kilos, qui disparaît rapidement si vous changez de méthode contraceptive. Le passage de la pilule moins dosée peut résoudre le problème d’une prise de poids progressive plus importante.

Mais il faut avant tout surveiller votre alimentation car, comme en début de grossesse, vous profitez mieux de tout ce que vous mangez. Débuter une contraception orale est donc un moment idéal pour adopter un régime équilibé. Soyez surtout vigilante à l’égard des produits sucrés et des graisses saturées, la pilule pouvant modifier votre cholestérol et vos triglycérides sanguins.

 

  • 5/ Régime et pilule

Faire un régime amaigrissant ne modifie pas l’efficacité de la pilule, bien au contraire. Plus le poids est bas, plus le dosage peut être faible, pour une efficacité égale. Il est même parfois nécessaire de maigrir avant de commencer une contraception orale.

A noter que la pilule ne fait pas bon ménage avec l’obésité, l’excès de cholestérol, le diabète, le tabagisme, les antécédents de phlébite ou d’accident cardio-vasculaire, tout comme diverses maladies génitales ou sanguines. Il existe d’autres méthodes efficaces si vous présentez une contre-indication à la prise de pilule.

 

 

 

 

 

 

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