Du Temps Pour Moi

L’intérêt des huiles essentielles

A l’origine de l’huile essentielle, il y a bien sûr une plante. Aromatique, elle se distingue de toutes les autres par la présence de molécules odorantes et volatiles qui lui permettent de se protéger d’insectes nuisibles ou d’attirer des pollinisateurs. C’est la distillation de cette plante à la vapeur d’eau qui permet d’obtenir des huiles essentielles. Elles contiennent chacune 10 à 250 molécules aromatiques différentes, et c’est leurs combinaisons qui leur confère ces vertus curatives.

 

Véritables « bombes atomiques », « ces huiles soignent maux de tête, douleurs musculaires ou articulaires, maladies ORL ou encore trouble de la digestion », souligne Nelly Grosjean (auteur de « Les huiles essentielles, se soigner par dramathérapie« , éd. Eyrolles Pratique, 10€). Inhalées ou appliquées sur la peau, elles peuvent pénétrer immédiatement dans l’organisme pour atteindre le sang puis les organes à soigner. Que l’on choisisse l’application cutanée, l’inhalation (avec un diffuseur ou en spray) ou l’absorption (sous forme de gélules), l’efficacité sera la même. « Pour les problèmes nerveux, je recommande plutôt l’inhalation, précise Danièle Festy, pharmacienne (auteur de « Les huiles essentielles, ça marche!« , Leduc.s éd. 13,90€ et « Mes 15 huiles essentielles« , Leduc.s éd. 16,90€). Pour les troubles ORL, mieux vaut utiliser des gélules ou des suppositoires (à faire fabriquer par un pharmacien spécialisé), ou appliquer les huiles sur le plexus et dans le dos. »

 

C’est vrai que les huiles essentielles ont des raisons de séduire de plus en plus. Car, à la différences des antibiotiques, elles peuvent tuer les microbes sans détruire notre flore bénéfique (intestinale, vaginale, nasale …) et sans affaiblir le système immunitaire.

« Si, dans certains cas elles agissent aussi bien que les antibiotiques (notamment pour les troubles ORL comme un rhume ou une angine qui peuvent être soigné en trois jours avec des huiles de thym, d’origan, d’eucalyptus), pour les problèmes circulatoires, les œdèmes et la cellulite, ainsi que les douleurs articulaires et musculaires, la nervosité et les insomnies, elles ne soignent pas tout pour autant. », reconnaît Danièle Festy. Mais elle participe à un certain bien-être.

 

Oui, et c’est pourquoi toutes les huiles essentielles ne sont pas en vente libre. Celles qui contiennent des substances toxiques sont réservées à l’officine. « Certaines huiles essentielles sont nocives pour le foie. Par exemple: le thym, la sauge, la cannelle, le thuya, l’origan, la sarriette : ne dépassez jamais deux ou trois gouttes par jour. », recommande Daniel Festy.

Attention aussi aux essences à cétones qui, utilisées à hautes dose, peuvent se révéler neurotoxiques et même abortives !

 

Oui! Ce n’est pas parce que les huiles essentielles sont naturelles qu’elles sont inoffensives. Il faut donc respecter les doses prescrites et observer scrupuleusement la durée du traitement. A éviter: la tentation d’augmenter le nombre de gouttes, même si « ça fait peu », pour guérir plus vite. Le résultat pourrait alors être l’inverse de celui escompté.

 

Hormis la lavande (cicatrisante) et le géranium bourbon ou rosa (très efficace dans le renouvellement cellulaire), les huiles essentielles utilisées pures brûlée intensément la peau. Elles doivent impérativement être diluées dans de l’huiles végétales (huile d’amande douce par exemple).

Selon les essences, 15 à 30 gouttes suffisent pour 50ml d’huile végétale. Dans l’eau du bain, mélangez-les à une base moussante, à raison de 10% d’essence pour 90% de base. Un bouchon de ce mélange par bain suffira.

 

Pour être sûre d’acheter une huile naturelle, vérifiez qu’elle porte bien le label bio AB ou Ecocert. Les six grandes marques biocertifiées en France sont:

– Sanoflore

– Florame

– Herbier du Diois

– Vie’Arôme

– Simples

– Terre des Sens (à Paris exclusivement)