Du Temps Pour Moi

L’obésité (1ère partie)

 

Même si l’excès de poids est une notion subjective, qui varie selon les époques et les cultures, les médecins ont établi une méthode de calcul leur permettant d’évaluer la corpulence de leur patients.

L’obésité a longtemps été considérée comme étant uniquement le résultat d’excès alimentaires. On sait aujourd’hui que la réalité est beaucoup plus complexe et s’apparente dans la plupart des cas à une maladie véritable et involontaire.

 

De nombreuses tables de correspondance et diverses formules complexes ont longtemps défini le poids idéal par raport à la taille. On considérait qu’une personne était en surcharge lorsqu’elle pesait jusqu’à 10 % de plus que le poids idéal, et qu’elle était obèse lorsqu’elle pesait plus de 20 % de trop.

On utilise aujourd’hui dans le monde entier un critère appelé Indice de Masse Corporelle (IMC). Si l’on prend le poids P en kilos et la taille T en mètres, l’IMC est le rapport entre le poids et le carré de la taille (IMC = P/T2). Selon cette méthode de calcul, une personne est :

– maigre en dessous de 18,5
– normale entre 18,5 et 25
– en surcharge entre 25 et 30
– obèse entre 30 et 40
– obèse morbide (c’est-à-dire qui met sa vie en danger) au-dessus de 40

>>>par exemple, pour une personne qui mesure 1m65 et qui pèse 52 kilos:
IMC = 52/2,7225
IMC = 19,1
>>>Cette personne a un poids normal.

 

 
De nombreux paramètres modifient ce calcul théorique. certains ont un squelette léger et des muscles fins, alors que d’autres ont un squelette très lourd et des muscles puissants.

Or, le poids des os et des muscles ne peut permettre de définir un eobésité. On peu évaluer le squelette en mesurant le tour de poignet: il est fin à moins de 16 cm, très lourd à plus de 20 cm. Par ailleurs, à taille égale, une largeur d’épaule ou de bassin de 2 cm supplémentaires élève de 4 % le poids théorique. Or, la largeur du bassin peut varier de 22 à 30 cm pour une même taille.

 
Si le calcul du rapport entre la taile et le poids garde une valeur de repère et d’élément de surveillance facile, la conception moderne de l’obésité est avant tout celle d’un excès de masse grasse par rapport à la masse maigre (os, muscles, organes nobles): c’est l’excès du tissu adipeux, et non le poids, qui définit l’obésité.

 

La masse grasse représente normalement 10 à 15 % du poids chez l’homme, 20 à 25 % chez la femme. Cette proportion peut être évaluée de deux façons: par la mesure du pli cutané (en arrière du bras ou au niveau de l’abdomen) et par un appareil appelé impédancemètre (un courant faible envoyé par le biais d’électrodes indique le pourcentage de masse grasse).

La perte de poids n’est utile et bénéfique qui si elle porte uniquement sur la masse grasse: une perte d ela masse maigre (fonte des muscles) est néfaste et dangereuse au cours d’un régime.

 
On distingue aussi plusieurs formes d’obésité, chacune présentant des spécificités et des risques, à prendre en compte pour définir un traitement adapté.

Obésité gynoïde ou androïde:
On parle d’obésité gynoïde quand la graisse s’amasse entre le bassin et les genoux, d’obésité androïde quand elle s’accumule sur la moitié supérieure du corps. cette dernière forme est la plus dangereuse pour la santé.

Obésité constitutionnelle:
C’est celle qui s’observe depuis plusieurs générations au sein d’une même famille. Il s’agit souvent de gens bien portant et plutôt heureux, rarement soumis aux complications cardiaques de l’obésité ou au diabète.

Obésité précoce:
Elle apparaît très tôt et est lié à une sur-alimentation dès les premiers mois de la vie, ainsi qu’à de mauvaise habitudes alimentaires. Elle n’est pas plus dangereuse que la forme constitutionnelle, mais elle peut être moins bien tolérée sur le plan psychique.

Obésité acquise:
Elle se développe à partir de la préadolescence ou plus tard, à n’importe quel moment de la vie adulte. Toujours liée à des erreurs diététiques, elle entraîne souvent des complications médicales.
La forme la plus redoutable de l’obésité acquise est celle qui résulte d’un yo-yo dû à des régimes, dont les premiers remontent parfois à l’enfance ou à l’adolescence.